PUIS JE LUI FAIRE CONFIANCE? LA SAGESSE DE D.IEU - 1 -
Jerry Bridges (né en Décembre 4, 1929, Tyler, Texas , États-Unis) est un évangélique chrétien, auteur, conférencier et membre du personnel de The Navigators . Il est l'auteur de plus d'une douzaine de livres, y compris la poursuite de la sainteté , qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. [ 1 ] Sa dévotion Journée Sainteté By Day remporté l'édition 2009 du Prix du livre chrétien LPCE pour la catégorie d'inspiration et de cadeaux, [ 2 ] et La discipline Of Grace a reçu un prix similaire en 1995 pour la catégorie la vie chrétienne. [ 3 ]
Bridges a obtenu son diplôme de premier cycle en génie à l' Université de l'Oklahoma avant de servir comme officier dans la marine des États-Unis au cours de la guerre de Corée . [ 4 ] Il a rejoint l'organisation chrétienne de disciple The Navigators en 1955, où il a servi comme assistant administratif au directeur l'Europe , chef de bureau pour le bureau du siège social, le secrétaire-trésorier de l'organisation, et vice-président Affaires corporatives comme pour avant de passer à une position de développement personnel avec la Mission Collégiale. [ 4 ]
Puis je lui faire confiance? J. BRIDGES - europress
LA SAGESSE DE D.IEU
(résumé)
référence biblique : romain 11-33
"O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de D.ieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles!".
L'auteur commence l'étude de ce chapitre en relatant un évènement qui s'est déroulé en octobre 66, le 21 octobre : peu après 9 heures, au moment où les enfants commençaient leur première leçon, l'un des poussiers d'une houillère glissa sur une partie de la paisible petite ville minière d'Aberfan, au sud du pays de Galles. (Le poussier est un ensemble de fines particules de poussières de carbone hautement inflammables présent durant l'exploitation des mines de charbon.)
note : À 9 h 15 du matin, par un temps brumeux, le terril n° 7 de la mine locale subit un glissement de terrain. Le câble du téléphone de l'équipe située en haut du terril ayant été volé, aucun signal d'alarme ne peut être émis1. Sur son passage, le glissement de terrain emporte un premier cottage dont les habitants sont tous tués. Vingt maisons sont détruites ainsi que l'école, la Panglas Junior School, dont la majorité des élèves, 116 enfants, ainsi que 5 enseignants, sont tués1. La catastrophe a duré moins de 5 minutes2.Juste après l'arrivée de la vague de terre, dans un grondement sourd, un silence absolu se fait sur le village d'Aberfan. Un rescapé, George Williams, déclare que « dans ce silence, on n'entendait pas un oiseau ni un enfant1 ».Dans les heures qui suivent le drame, George Thomas, ministre d'État du Pays de Galles déclare : « Une génération d'enfants a été balayée. Il existe au Pays de Galles quantité de boues de ce genre, et nous devons veiller à ce que cela ne se reproduise plus2. »
Nous sommes devant une catastrophe, une tragédie déchirante, la boue noirâtre dévala le long de la colline et déboula dans la salle de classe, cinq instituteurs et une centaine d'enfants périssent engloûtis, prisonniers de cette marée meurtrière. Un ecclésiastique interviewé sur une radio a répondu dans ce sens à la question sur D.ieu : "écoutez, je suppose qu'il nous faille classer cette tragédie parmi les occasions où le Tout Puissant a commis une erreur."
Ce fût une affirmation irrévérencieuse et blasphématoire, en désaccord avec la foi du véritable Chrétien. Néanmoins, lorsque une tragédie de la sorte nous frappe, ne nous demandons pas également si D.ieu ne s'est pas trompé à notre égard?
Une autre réfléxion d'un Chrétien, venant du fond de son cœur, au chevet d'un enfant atteint d'un cancer : 'J'espère vraiment que D.ieu sait ce qu'il fait dans ce cas." Ce Chrétien avait des doutes devant l'épreuve que subissait l'enfant et se demandait si D.ieu était vraiment au contrôle de la situation et si on pouvait lui faire confiance.
Mais lorsqu'on prend le temps de réfléchir, (lorsque nous laissons nos émotions se calmer) nous savons au fond de nous-mêmes que non seulement D.ieu ne commet pas d'erreur, ni dans notre vie, ni dans la ville d'Aberfan, ni ailleurs, qu'il possède une sagesse infinie, il sait toujours ce qui convient le mieux pour nous, ainsi que la meilleure façon d'y parvenir. La sagesse constitue un excellent jugement, la capacité de connaitre le meilleur moyen d'agir et la meilleure réaction face à une situation. Notre sagesse humaine n'est pas faillible, contrairement à celle de D.ieu.
Lorsque nous avons des décisions importantes à prendre, nous avons à délibérer en nous-mêmes, quelques fois nous demandons de l'aide, mais D.ieu ne connaît pas cet embarras. Il possède une sagesse intuitive, infinie et infaillible.
Ps 147-5 : "Son intelligence n'a pas de limite."
Tout ce que D.ieu fait ou permet dans l'ensemble de sa création concourt à sa gloire. Le but principal de D.ieu est de glorifier D.ieu et de trouver en lui-même son bonheur éternel. (John Piper)
ex Jean 15 - 8 : "Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples."
La pleine signification de cette gloire reste un mystère pour nous. Nous savons qu'elle renferme une manifestation de sa grandeur infinie, de ses admirables perfections, y compris la perfection de sa sagesse
LA BEAUTE ISSUE DES CENDRES
Ainsi, face à des évènements tragiques, en période d'adversité, nous nous demandons souvent : Pourquoi? Nous nous tournons vers D.ieu pour lui poser la question : Pourquoi? car nous ne voyons pas notre avantage à vivre cela, (tout concourt au bien de ceux qui aiment D.ieu), pas plus que la gloire du Père, nous ne voyons que ces circonstances adverses.
coup de grisou en Chine - nov 2011
Mais la sagesse de D.ieu, (et sa gloire) ne manifeste davantage lorsque le bien sort de l'adversité, que lors de la bénédiction.
L'intelligence du joueur d'échec par exemple se déploie face à un adversaire de choix, plutôt qu'en maitrisant un joueur plus faible que lui, la sagesse du Général aussi ; de même la sagesse de D.ieu éclate plus fortement lors d'une catastrophe et de la confusion que lorsque les circonstances sont favorables.
Les enfants de D.ieu vivent dans un monde hostile, face à un ennemi qui rôde "comme un lion rugissant, cherchant qui il va dévorer, il désire nous lancer ses flèches, nous pousser à maudire D.ieu. D.ieu ne nous épargne pas les affres de la maladie, du chagrin, des déceptions, mais il peut cependant utiliser les circonstances, bonnes ou mauvaises. Notre sagesse devrait interdire, contourner ou entraver les desseins du diable. Mais, bien souvent, les croyants le tente, ou demandent au Seigneur de le faire, c'est pourquoi nos prières demeurent alors sans réponse. Mais la sagesse parfaite de D.ieu s'occupe de nous, capable d'accomplir sa volonté, en utilisant ce et ceux qui veulent détruire, de sorte à les faire concourir au bien des enfants de D.ieu.
Ainsi, D.ieu tire le bien du mal, la beauté des cendres. Il la montre, il dirige pour leur bien les forces du mal qui s'acharnent contre ses enfants. Le bien que D.ieu produit est différent de celui que nous escomptions.
LA SAINTETE FRUIT DE L'ADVERSITE
Lorsqu'on parle "du bien de ceux qui aiment D.ieu", on ne comprend pas toujours l'interprétation de ce verset qui se trouve en Romain 8-28 et qui se prolonge au verset suivant :
"Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein."
"Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères."
Au verset 29, le mot car indique une continuité, un développement de la pensée. Donc le bien qui recherche D.ieu en premier c'est de nous rendre semblables à son Fils, et il ne s'agit pas forcément du bien être ou du bonheur terrestres mais d'une conformité à Jésus, que nous devons cultiver et rendre croissante.
Cette même pensée se trouve dans Hébreux 12-10, qui exprime l'idée du chatiment de D.ieu, comme un Père, pour notre bien, afin que nous devenions saints (et ainsi ressemblions à Christ). En fait, D.ieu à un dessein pour notre vie, et il connait les circonstances (bonnes et mauvaises) qui vont permettre d'arriver au résultat.
Nous pouvons mettre un parallèle entre la discipline que les parents impose à leurs enfants, et celle que D.ieu nous impose, sauf que nous, nous ne sommes pas des parents parfaits (nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon), nous ne savons pas toujours la nature, ni la durée d'une discipline à imposer à nos enfants, quelques fois nous sommes angoissés d'être dans l'erreur, mais D.ieu lui connait exactement ce qu'il nous convient, il nous discipline pour notre bien, n'éprouve pas d'angoisse, sait qu'il a pris la bonne décision. Il connait la bonne combinaison de circonstances bonnes et mauvaises, nous amenant à participer à sa sainteté. Il ne rajoutera jamais à notre vie un excès d'adversité, son mélange d'épreuves et de bénédictions seront toujours parfaits.
l'enfant fait des bêtises et le maître le punit (film les 400 coups)
Dans l'épitre aux Hébreux, la discipline apparait premièrement comme un sujet de tristesse : "Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice."(Hébreux 28-11). Ainsi, le but de la discipline divine ne consiste pas à punir mais transformer. La punition de nos péchés, c'est Jésus qui l'a prise sur la croix. Pour nous rendre semblable à lui, nous avons besoin de la discipline de D.ieu.
Psaume 119-71 : "Il m'est bon d'être humilié, Afin que j'apprenne tes statuts." Le psalmiste nous engage à apprendre par expérience, car apprendre intellectuellement ne nous suffit pas. Nos pensées sont renouvellées par la lecture et l'étude de la bible, mais le changement se fait souvent quand les enseignements filtrent dans la vie réelle. Ce processus engendre souvent des épreuves. Nous apprendrons la patience lorsque nous aurons été traités injustement et que nous aurons appris à en supporter l'auteur pendant un certain temps.
Lorsque nous y réfléchissons, nous pouvons remarquer que les caractéristiques de la sainteté nous viennent dans l'adversité. L'amour qui se donne, s'apprend dans des conditions de confrontations. La joie du Saint Esprit ne vient pas au sein de circonstances engendrant un bonheur "naturel".
Mais D.ieu, dans sa sagesse infinie, sait de quelle épreuve nous avons besoin pour grandir en maturité et en conformité à son Fils. Il en connait la nature, mais aussi le moment et la manière les plus propices pour nous y amener. D;ieu est un pédagogue parfait. Sa discipline s'adapte à nos besoins, il n'impose pas une discipline superflue, ni une adversité excessive.
DIEU S'EXPLIQUE RAREMENT
L'instituteur explique à ses élèves le but des différents exercices qu'il leur propose, et dont il demande de les mettre en pratique. Ils paraissent quelques fois pénibles, ennuyeux, mais ils sont utiles, et les enfants comprennent leur utilité et leur but. D.ieu s'explique rarement sur ses actions ou sur leurs raisons. Dans l'histoire de Job, on ne le voit pas expliquer leur pourquoi de ses terribles épreuves, de ses souffrances ; nous pouvons découvrir le combat engagé entre D.ieu et satan, mais D.ieu n'en parle pas à Job, il n'explique pas non plus pourquoi il a permis à satan de l'affliger de la sorte.
Nous pouvons reprendre le verset 8 en Romains 28 ("Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.") et dire que lorsque D.ieu permit à satan de s'attaquer à Job, il visait un but beaucoup plus élevé, et que ce n'était pas un simple pari. Dans le récit, on peut voir que satan n'apparaît que dans les deux premiers chapitres. Le récit ne se termine pas par une déclaration de victoire de D.ieu sur satan, mais par un échange avec Job, qui reconnaît avoir avoir acquis, au travers de ces épreuves, une relation nouvelle et plus intime avec D.ieu. Cette relation plus profonde était sûrement un des buts de D.ieu.
Job 42-5 : "Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t'a vu."
Ainsi, nous voyons souvent les bénéfices de l'épreuve lorsqu'elle est terminée, mais en général pas pendant qu'elle est là. Joseph a eu de nombreuses épreuves et elles ont dues lui paraître très pénibles, il n'en n'a vu les conséquences bénéfiques que lorsqu'il a été gouverneur d'Egypte. Pourtant lorsque nous vivons dans l'épreuve et que cela nous semble vide de sens et contraire à nos attentes, nos rêves, nous devons conserver notre confiance en D.ieu, car nous ne voyons pas encore les bénéfices.
Ainsi, nous ne devrions pas demander à D.ieu de nous expliquer les raisons de nos épreuves, lui faisant simplement confiance, assurés de son amour pour nous, assurés qu'il ne commet pas d'erreur envers nous, mais qu'il possède toute la sagesse pour diriger les circonstances de notre vie. Nous avons le droit cependant de crier à lui lorsque l'épreuve ou la douleur nous frappe, mais simplement de ne pas lu demander de se justifier. Le pourquoi spontané au moment où la souffrance tombe est différent, et est tout humain.
Il y a toutefois 3 psaumes qui introduisent le texte par des pourquoi : (Psaumes 10-22 et 74)
"Pourquoi, ô Eternel! te tiens tu éloigné..." "Pourquoi m'as-tu abandonné?..." "Pourquoi, ô D.ieu! rejettes tu pour toujours?.."
Mais chacun d'entre eux se termine par une notre de confiance en D.ieu. Les pourquoi des psalmistes ne prenaient pas racine dans les textes, ils n'étaient pas des accusations contre D.ieu, simplement un cri de détresse.
Job, lui demande à seize reprises Pourquoi? à D.ieu. Il est obstiné et irrité, il accuse D.ieu, mais D.ieu ne répond pas à cette question. Mais Job a connu une souffrance terrible et on ne peut pas le condamner, car nous-mêmes n'avons-nous jamais fait de reporches à D.ieu dans des circonstances moins difficiles?
D.ieu utilise les doutes de Job sur sa bonté, comme il utilise la confession et la repentance de David pour instruire son peuple tout au long des siècles. Nous aussi nous pouvions avoir des doutes sur la bonté de D.ieu au travers de certaines circonstances. Les dialogues de Job avec ses amis peuvent nous faire prendre conscience de nos propre attitude envers D.ieu. Dans le récit de Job, nous pouvons comprendre qu'il est mauvais de faire des reproches à D.ieu, et d'exiger de lui qu'il nous donne des explications sur ses agissements.
Mais nous pouvons demander à D.ieu de nous aider à comprendre sa volonté au travers d'une épreuve, de comprendre ce qu'il cherche à nous enseigner, au-delà du déroutement que nous pouvons ressentir.
PART 1
un peu d'humour

amazing grâce - grâce étonnante, qu'il est doux le son....
une traduction du chant de John Newton
http://youtu.be/BOrlCYp8TgU
GRACE ETONNANTE, QU'IL EST DOUX LE SON
QUI SAUVA UN MISERABLE COMME MOI
IL FUT UN TEMPS OU J'ETAIS EGARE, MAINTENANT SAUVE
J'ETAIS AVEUGLE, AUJOURD'HUI JE VOIS
C'EST CETTE GRACE QUI M'ENSEIGNA
A CRAINDRE MON PROPRE COEUR
ET, GRACE, MES PEURS SOULAGEES
COMBIEN PRECIEUSES TU M'APPARUS
A L'HEURE OU POUR LA PREMIERE FOIS, JE CRUS
A TRAVERS BIEN DES DANGERS, FILETS ET PIEGES,
NOUS SOMMES DEJA PASSES
C'EST LA GRACE QUI NOUS MENA, SAUFS, SI LOIN
ET CETTE GRACE NOUS MENERA JUSQU'AU FOYER
LE SEIGNEUR M'A PROMIS LE BIEN
SA PAROLE SECURISE MON ESPOIR
IL SERA MON BOUCLIER ET MON LOT
AUSSI LONT QUE DURE LA VIE
OUI, QUAND CE COEUR ET CE CORPS FLANCHERONT,
ET QUE LA VIE MORTELLE CESSERA,
J'AURAI, DESSOUS LE VOILE,
UNE VIE DE JOIE ET DE PAIX
QUAND NOUS AURONT ETE LA DEPUIS 10 000 ANS
RAYONNANTS COMME LE SOLEIL
NOUS N'AURONS PAS MOINS DE JOURS POUR CHANTER LA
PAROLE DU SEIGNEUR
QU'AU COMMENCEMENT
AMEN

témoignage chrétien - Ruben Berger rencontre le Messie d'Israël
http://topchretien.jesus.net/toptv/view/5408/temoignage-de-ruben-berger-juif-messianique.html
J'étais un homme sans identité...lorsque mon frère a prié pour moi, j'ai expérimenté la présence de Dieu. Jai alors compris que cette présence était en moi ! Jai alors eu une nouvelle vie ! Benjamin et Ruben BERGER ont grandi à New York, dans une famille juive orthodoxe venue d’Europe. Une partie de leur famille fut tuée à Auschwitz. Benjamin a fait des études d’architecture, Ruben de littérature française et de cinématographie. Après des crises internes, ils rencontrent le Dieu vivant, celui de leurs pères et reconnaissent en Jésus, le Messie d’Israël. Par la suite, ils s’installent en Israël où ils reçoivent un appel de Dieu pour la création d’une communauté messianique à Jérusalem. Ils donnent également des conférences diverses en Europe de l’Est et de l’Ouest.
bonne journée
le sermon sur la montagne - comment prier ?
une nouvelle d'Elie Wiesel - le testament d'un Juif de Saragosse
| Le testament d'un juif de Saragosse, in Le chant des morts , pp. 87-98, Editions du Seuil, 1966. |
Le grand rabbi Israël Baal Shem-Tov ordonna un jour à son fidèle cocher d'atteler au plus vite et de le conduire de l'autre côté de la montagne.
- Dépêche-toi, mon bon Alexei, j'ai rendez-vous.
Ils firent halte dans une épaisse forêt. Le saint homme mit pied à terre, alla s'appuyer contre un chêne, se recueillit un instant et remonta en voiture.
- Allons, Alexei, dit-il en souriant, nous pouvons rentrer.
Habitué à ne pas comprendre le comportement de son maître, faiseur de miracles, le cocher eut tout de même le courage de s'étonner:
- Mais votre rendez-vous? Vous l'avez manqué? Vous qui arrivez toujours à temps, vous qui ne décevez personne ? On est venu pour rien ?
- Mais non, mon brave Alexei, on n'est pas venu pour rien de si loin. J'ai tenu mon rendez-vous.
Et comme toujours après avoir ôté un peu de misère au monde, le visage du rabbi rayonnait de bonheur.
Selon la tradition hassidique, il n'est pas donné à l'homme de mesurer le prolongement de ses actes ni la portée de ses prières, de même qu'il est refusé au voyageur de prévoir le but précis de ses voyages: c'est là l'un des secrets de la notion du Tikoum - la réparation - qui domine l'action kabbalistique.
Le vagabond qui, pour purifier son amour ou pour s'en défaire, parcourt la terre, ne sait point qu'il est partout attendu. Chacune de ses rencontres, chacun de ses arrêts, à son insu, s'inscrivent quelque part et il n'est pas libre de choisir les routes qui l'y conduisent.
Les âmes mortes et oubliées reviennent ici-bas mendier leur part de grâce, d'éternité; elles ont besoin des vivants pour se tirer du néant. Un geste suffirait, une larme, une étincelle. Car chaque être participe au mystère renouvelé de la création; chaque homme possède, au moins une fois dans son existence, le pouvoir absolu du Tzadik, le privilège irrévocable du Juste de rétablir l'équilibre,
de réparer la faute, d'agir sur les absents. Condamné à continuellement se dépasser, l'homme y parvient sans s'en rendre compte et ne comprend son rôle qu'après coup.
Et maintenant, je vous raconterai une histoire.
pour connaitre cette histoire et lire la suite : http://users.swing.be/paul-malvaux/wiesel3.html

le rabbin Baal Shem Tov (né en 1698) entouré de ses disciples

la basilique-cathédrale del Pilar - Saragosse
apprendre à faire les choses par amour...
http://www.breslev.fr/avraham-ifrah-cours-050-VO-Choisir-le-mode-de-vie,3718.html
...et non par contrainte, par devoir
D.ieu dans son coeur

un nouveau président / méditation sur Esaïe 9
LIVRE DU PROPHETE ESAIE CHAP 19
19:13 Les princes de Tsoan sont fous, Les princes de Noph sont dans l'illusion, Les chefs des tribus égarent l'Égypte ;
19:14 L'Éternel a répandu au milieu d'elle un esprit de vertige, Pour qu'ils fassent chanceler les Égyptiens dans tous leurs actes, Comme un homme ivre chancelle en vomissant.
19:15 Et l'Égypte sera hors d'état de faire Ce que font la tête et la queue, La branche de palmier et le roseau.
19:16 En ce jour, l'Égypte sera comme des femmes : Elle tremblera et aura peur, En voyant s'agiter la main de l'Éternel des armées, Quand il la lèvera contre elle.
19:17 Et le pays de Juda sera pour l'Égypte un objet d'effroi : Dès qu'on lui en parlera, elle sera dans l'épouvante, A cause de la résolution prise contre elle par l'Éternel des armées.
19:18 En ce temps-là, il y aura cinq villes au pays d'Égypte, Qui parleront la langue de Canaan, Et qui jureront par l'Éternel des armées : L'une d'elles sera appelée ville de la destruction.
19:19 En ce même temps, il y aura un autel à l'Éternel Au milieu du pays d'Égypte, Et sur la frontière un monument à l'Éternel.
19:20 Ce sera pour l'Éternel des armées un signe et un témoignage Dans le pays d'Égypte ; Ils crieront à l'Éternel à cause des oppresseurs, Et il leur enverra un sauveur et un défenseur pour les délivrer.
19:21 Et l'Éternel sera connu des Égyptiens, Et les Égyptiens connaîtront l'Éternel en ce jour-là ; Ils feront des sacrifices et des offrandes, Ils feront des voeux à l'Éternel et les accompliront.
19:22 Ainsi l'Éternel frappera les Égyptiens, Il les frappera, mais il les guérira ; Et ils se convertiront à l'Éternel, Qui les exaucera et les guérira.
19:23 En ce même temps, il y aura une route d'Égypte en Assyrie : Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, Et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l'Éternel.
19:24 En ce même temps, Israël sera, lui troisième, Uni à l'Égypte et à l'Assyrie, Et ces pays seront l'objet d'une bénédiction.
19:25 L'Éternel des armées les bénira, en disant : Bénis soient l'Égypte, mon peuple, Et l'Assyrie, oeuvre de mes mains, Et Israël, mon héritage !
C'est cette notion d'illusion qui m'a conduit vers ce texte, lorsque hier soir je regardais la foule en liesse place de la Bastille, j'ai pensé à une illusion, un faux semblant, cette foule rassemblée qui semblait comblée d'un vide ressentie depuis un certain temps, comme libérée d'un joug. Comme Jésus qui avait compassion des foules et qui sentait leur désir, leur soif d'un sauveur, d'un roi. La différence avec Jésus c'est son enseignement qui engage chaque personne à porter un nouveau regard sur les choses, et à faire confiance à D.ieu, et non à un homme qui ne peut porter les fardeaux de toute une population. Je ne veux pas faire un message politique, je suis attristée parce que je pense que nous allons vers des dérives au niveau des repères que nous avons déjà du mal à conserver, mais c'est mon avis personnel et je respecte le choix de chacun. Pour moi la gauche ne représente plus cet espoir qu'elle a été lors des décennies précédentes et porte une morale douteuse.
Là on est en Egypte, et le peuple d'Israël est au milieu des égyptiens, où ils sont retenus. Le texte dit que les chefs des tribus égarent l'Egypte. Les princes des villes d'Egypte sont dans une illusion, et cette illusion leur fait perdre la raison. Pourquoi? parce que le peuple de D.ieu, au milieu d'eux, fait contre poids et donne au milieu des idoles une image d'un D.ieu unique, puissant, au contrôle de la situation. La lumière du D.ieu vivant au milieu des ténèbres donne le vertige à ces hommes. Ce que D.ieu veut combattre ce ne sont pas les hommes mais leur folie. Il désire faire chanceler ce monde fait d'idolatrie, de faux semblants, d'assurance vaine. Il désire ôter le pouvoir de Pharaon, afin de régner sur tous les coeurs. La branche ou plutôt la feuille de palmier et le roseau sont les instruments pour écrire l'histoire, le roseau était le stylo et la feuille le support, mais D.ieu désire mettre la Tora, celle qu'il va donner à Moïse sur des feuilles de pierre, dans les coeurs de tous les hommes. Alors, les gens sont dans l'angoisse, dans l'épouvante, car ils voient les miracles de D.ieu, ils voient la puissance de D.ieu sur son peuple, mais il craint car sa colère est sur eux, et D.ieu permet cette frayeur, afin que tous le recherchent, qu'ils recherchent sa face et ses commandements. Il n'est pas un D.ieu cruel qui se joue des hommes, il désire être un témoignage, témoignage de bonté et d'amour. Ce qu'il offre à son peuple, il veut l'offrir à nations. Après l'épouvante, on voit que la tribu de Juda, qui était un sujet d'épouvante, sera un modèle pour les villes d'Egypte. Et on verra que D.ieu va délivrer son peuple de son oppresseur, mais qu'il va également délivrer l'opresseur.
Il frappera les Egyptiens, pour que son peuple puisse être libre, mais il bandera les blessures du dictateur. Il changera leur coeur, de pierre en chair, pour qu'ils puissent se convertir à lui. Les Egyptiens, et les Assyriens, pourtant symbole de l'idôlatrie, de la perdition, de l'impureté, ennemis jurés d'Israël, sunnites et chiites confondus, ont droit eux aussi au salut. amen! et la conclusion du récit apporte une espérance très messianique, elle instaure une nouveauté que l'on ne trouve pas dans le récit de l'exode, elle apporte une espérance universelle, qui sommes nous pour juger de qui est digne du salut?
Alors, même si la peur de l'islamisation est au coeur et au centre de beaucoup de questions, si D.ieu a permis le choix du nouveau président n'est il pas au contrôle de la situation? Avons nous besoin d'avoir peur lorsque nous avons un D.ieu aussi grand, aussi bon, qui est capable de transformer tout mal en bien? N'avons nous pas une bouche pour dire les bienfaits du Très Haut? Avons nous le droit de condamner et de juger ceux qui ont la haine parce qu'ils ne connaissent pas l'alternative de l'amour? Il y aura une route de l'Egypte à l'Assyrie (Irak) des sunnites vers les chiites, et Israël sera béni avec eux, n'est pas une déclaration qui renverse toutes les idées préconçues, les interprétations précipitées, les peurs engendrées? D.ieu est un D.ieu d'espérance, de bonté, et de paix, non un D.ieu guerrier et vengeur, il désire inscrire dans chaque coeur sa Loi et sa tendresse, il circoncit les âmes et donne la paix à ceux qui l'aiment. amen, Corinne.

pourquoi se faire du souci?
pourquoi se faire du souci?


